Archive pour octobre 2009
emeluogna te setnias
Samedi 31 octobre 2009Encore un peu de lumière
Vendredi 30 octobre 2009Il est pourtant tard
Jeudi 29 octobre 2009Ce matin j’ai regardé vers le ciel
Mercredi 28 octobre 2009Couleurs d’automne
Mardi 27 octobre 2009Rouge, béton
Dimanche 25 octobre 2009Ivry, trypique
Vendredi 23 octobre 2009Point de vue, néons, jambes
Lundi 19 octobre 2009Boîtes, verres, etc.
Jeudi 15 octobre 2009Corps, vitrines
Dimanche 11 octobre 2009Si j’avais pu, si j’avais osé, j’aurais photographié aujourd’hui l’intérieur d’une laverie automatique du Marais. Les laveries automatiques et leurs lumières crues se reflétant dans les hublots sont des lieux dont l’éclairage me plaît, dont l’ambiance m’attire. Je n’y ai pourtant jamais mis les pieds. Aurais-je le même point de vue si j’avais été un jour l’un de ceux qui, assis sur un siège de plastique vert, se tiennent la tête en regardant tourner le linge à travers la petite vitre ronde ?
Dans la laverie en question, il y avait une femme, en face de la porte, à une distance équivalente à quatre ou cinq machines. Appuyée sur le mur, de profil, elle patientait. Bientôt la fin du cycle ? Je ne l’ai qu’aperçue, mais je crois qu’il y avait dans son visage et sa position tout l’ennui qui peut naître dans ce genre d’endroit.
Ce n’est pas la première fois que j’ai cette envie de photographier des personnes dans une laverie. C’est au contraire une envie récurrente, une envie qui n’a besoin pour surgir que de l’odeur de la lessive atteignant le trottoir et d’une nuque qui dépasse derrière la vitrine. Mais je n’ose pas. Alors je photographie d’autres corps derrière d’autres vitrines. Des mains, des visages ou des jambes, des corps inanimés, inertes, neutres, mats ou brillants, habillés ou nus. De jour ou de nuit, comme ici.
Un jour j’oserai.
























